Réussir au féminin en Provence-Alpes-Côte d’Azur

Publié le jeudi 12 mai 2016

 
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Elles sont cheffes d’entreprise, architectes, sportives de haut niveau, professeures de médecine, chercheuses, directrices de théâtre ou encore éditrices… Mardi 8 mars, 17 femmes passionnées ont été invitées par la Région à s’exprimer sur leurs parcours, leurs défis et leur perception de l’égalité femme/homme ».

À l’occasion de la journée internationale des femmes, la Région a organisé une manifestation en leur honneur : « Réussir au féminin ».

Présidé par Nora Preziosi, Conseillère régionale déléguée aux Droits des femmes, 17 personnalités se sont succédé sur le plateau pour parler à cœur ouvert de leur métier-passion. Architecte, directrice de CFA Travaux publics, professeure de médecine, directrice de théâtre, chercheuse en expédition en antarctique… « Les femmes sont encore minoritaires et sous-représentées dans plusieurs domaines » souligne Nora Preziosi.

Et pour illustrer ces témoignages, une exposition de Sophie Vernet, photographe marseillaise, présentait des portraits de femmes comme autant de « Sourires à la vie ».
 

Quelques témoignages

Irina Brook, directrice du Théâtre de Nice : « il faut donner confiance aux femmes. Car pour ma part, je ne pensais jamais pouvoir diriger un théâtre. J’ai mis du temps pour le comprendre. Sans confiance, on ne peut rien faire ».

Francesca Poloniato, directrice de la scène nationale du Théâtre du Merlan à Marseille : « les femmes gagnent du terrain mais on est encore loin du compte ».

Macha Makeïeff, directrice du théâtre national de La Criée à Marseille : «  Chaque jour, je pense à une femme artiste du passé que j’admire. Elles sont comme des repères. La place sociale est à prendre et non pas attendre qu’on nous la donne ».

Hafsia Herzi, comédienne réalisatrice et scénariste : « je viens des quartiers nord de Marseille et aujourd’hui je veux donner la parole à des femmes de mon milieu qui sont vraiment incroyables à travers un film que je vais réaliser cet été ».

Valérie Castera, directrice et co-gérante des Éditions Giletta à Nice : « C’est un métier qui me permet de travailler la matière première de mes rêves. Je suis une passeuse de mémoire… »

Clémence Calvin, Vice-championne d’Europe du 10 000 m, licenciée à la SCO Sainte-Marguerite à Marseille : « On constate que les résultats sportifs des femmes sont souvent moins relayés par la Presse. Pourtant, nous nous investissons autant les hommes ! »

Eloyse Lesueur, Championne du monde en salle et double championne d’Europe du saut en longueur, licenciée à la SCO Sainte-Marguerite à Marseille : « Chaque année, il y a des championnats à remporter, à préparer… Donc c’est compliqué de penser à un épanouissement personnel et professionnel, notamment pour fonder une famille ».

Déborah Pardo, Chercheuse à l’Institut Polaire Anglais à Cambridge : « je réalise des travaux sur les conséquences du changement climatique sur les albatros en Antarctique, une espèce en voie de disparition. Et depuis un an, je suis maman. Souvent, une femme met un frein à sa carrière lors de la première naissance… »

Christelle Demalo, ingénieure en études de pris auprès de la société Eiffage Génie Civil à Vitrolles : « C’est un milieu très masculin mais quand on est passionnée, on arrive toujours à bien s’intégrer. J’ai toujours été bien accueillie sur les chantiers par les hommes et ils me transmettent leur savoir-faire. Quand ils me posent des questions, ce n’est pas par rejet mais par curiosité ».  

Julie Ducret, fondatrice et gérante de la Ruche Pulpe de vie : « J’ai créé mon entreprise en 2008 en pleine crise. C’est pour cette raison que je voulais une marque de cosmétique qui transmette la bonne humeur. Tout est 100 % local ! Je suis maman depuis un mois seulement. L’avantage d’être cheffe d’entreprise, c’est que mon emploi du temps est flexible ! D’un autre côté, c’est difficile de décrocher du travail… ».

Delphine Pic, co-dirigeante de la société MDB Open Marketing à Villeneuve-Loubet : « C’est difficile de concilier le travail avec sa vie de maman quand on est salariée. C’est pourquoi, je suis devenue cheffe d’entreprise pour avoir plus de liberté sur mon emploi du temps ».

Brigitte Chabrol, professeure de médecine, cheffe du service de neurologie et maladies métaboliques de l’Hôpital d’enfants de la Timone, Présidente de la Société française de pédiatrie : « Notre vie de femme se construit chaque jour. Il n’y a pas de recette miracle. On donne le meilleur. Mais le soutien de la famille est très important ». 

Retrouvez notre reportage vidéo sur la journée des femmes

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