





2 Mars 2012, la loi de décentralisation a 30 ans: allons plus loin encore !
C'est le 2 mars 1982, il y a trente ans presque jour pour jour, que les lois de décentralisation voulues par François MITTERRAND et portées par Gaston DEFFERRE ont été votées. Elles ont été le symbole de grandes avancées démocratiques en rapprochant le citoyen des lieux de pouvoir et de décision. Elles ont également constitué de formidables laboratoires d'innovation territoriale en offrant aux collectivités locales une liberté d'initiative sans précédent. Elles ont marqué enfin la reconnaissance des Régions comme nouvel échelon institutionnel.
En trente ans, les Régions se sont imposées comme des actrices incontournables du développement économique, de l'aménagement des territoires, des transports ferroviaires régionaux, des lycées. Elles se sont également imposées dans leur rôle d'animation collective, en particulier au travers des politiques territoriales et contractuelles qu'elles ont mises en place pour répondre aux attentes des acteurs locaux. Elles ont rendu possible par des positionnements volontaristes la concrétisation de projets qui n'auraient pu se réaliser faute de financements croisés. Elles ont enfin renouvelé en profondeur les assemblées élues, notamment à partir des années 2000 par une application stricte de la parité mais également par un scrutin de liste plus favorable à une représentativité de la société française dans sa diversité.
Malheureusement, la nouvelle réforme territoriale marque un profond recul par rapport aux lois de décentralisation: en remettant en cause l'autonomie fiscale des collectivités territoriales, elle bride en effet comme jamais leur liberté d'initiative, elle les fragilise et ce faisant, c'est toute la République qui se trouve aujourd'hui mise à mal. C'est la raison pour laquelle il m'apparaît important que la loi de décembre 2010 soit abrogée et qu'une initiative forte soit portée pour marquer l'Acte II de la décentralisation et retrouver l'esprit novateur et visionnaire des années 80.
A mes yeux cet Acte II passe nécessairement par une plus grande reconnaissance des Régions, notamment dans le contexte européen, auxquelles il importe de reconnaître de nouvelles compétences - par exemple comme chef de file sur les enjeux de la ressource en eau, comme coordinatrice des autorités organisatrices de transports, comme cadre prescriptif des stratégies d'aménagement. Cet Acte II de la décentralisation passe aussi par une application stricte de la limitation du cumul des mandats afin de permettre un réel renouvellement des assemblées élues et pour asseoir la République des proximités que les citoyens appellent de leurs vœux.

L’Etat doit payer ses dettes
Tout en transférant autoritairement des compétences aux collectivités, l’Etat ne leur a pas versé les moyens financiers nécessaires à la mise en œuvre de ces nouvelles missions alors même qu’il s’était engagé à les compenser à l’euro près.
Entre 2008 à 2011, les sommes dues par l’Etat au Conseil Régional se sont accumulées, elles s’élèvent aujourd’hui à 192,960 millions d’euros. Le groupe Front de Gauche refuse avec la plus grande fermeté d’ériger l’austérité libérale en modèle de gestion et d’en faire payer le prix aux habitants de PACA.
En conséquence notre groupe, par son action, a permis l’adoption d’une délibération autorisant le Conseil Régional à émettre un titre de recettes à l’encontre de l’Etat et à engager les actions nécessaires à son remboursement.

Philippe Chesneau et Aïcha Sif,Co-présidents du Groupe
MIEUX SE LOGER !
L’objectif des écologistes est d’établir des priorités dans les politiques régionales et marquer les efforts dans les projets durables, bénéfiques tant pour l’économie que pour la qualité de vie des habitants.
Aujourd’hui et sur le long terme. Il s’est agi, par exemple, de pousser la Région à marquer la question du logement et du foncier comme urgente et prioritaire, et entraîner sur ce sujet tous les acteurs régionaux (collectivités, bailleurs sociaux, entreprises du bâtiment…).
L’équation est difficile. Nous souhaitons stimuler l’augmentation de l’offre en matière de logements, en l’occurrence sociaux (compte tenu du revenu moyen, 60 % de la population régionale, dont beaucoup de salariés, peut prétendre à un logement social), aider à l’éradication des logements insalubres, enrayer l’étalement urbain et la disparition alarmante des terres agricoles.
Afin de diminuer la précarité énergétique (factures de chauffage notamment), la Région a également mis en place une politique de réhabilitation thermique des logements sociaux, adossée aux programmes de réhabilitation classique : d’ici 2014, plus de 25.000 logements auront été réhabilités dans la région.
La Région a posé des programmes, consacré des budgets pour avancer dans ces directions. De plus, pour stimuler la construction de logements sociaux, une délibération votée en décembre 2011 acte que le conseil régional baissera de 20 % ses subventions aux communes qui ne respectent pas la loi SRU (imposant aux communes de rattraper leur retard en production de logements sociaux, selon un calendrier triennal).

Catherine Giner : Conseiller Régional du Groupe « Notre Région doit changer »
Ensemble, continuons à relever les défis du monde de demain
L'excellence attire l'excellence... C'est sur ce principe que l'Etat a initié d'une part le Plan Campus et d'autre part les Investissements d'Avenir dans la droite ligne de la loi du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités dite LRU. Ce n'est plus une réforme en marche, mais une réforme qui marche, comme en témoigne la nouvelle dimension universitaire et de recherche de notre territoire local et régional.
Une spirale de l’excellence est enclenchée !
L’Opération Campus dont Aix-Marseille a bénéficié, a récompensé une politique de site conduite par les collectivités locales et l'ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur.
La réussite d'Aix-Marseille à l'appel à projet « Initiatives d'Excellence » qui s’inscrit dans le cadre des Investissements d’Avenir du Grand Emprunt, positionne notre territoire comme pôle pluri-disciplinaire d'excellence d'enseignement supérieur et de recherche de rang mondial.
Ces labellisations et la création récente de l'université unique, Aix-Marseille-Université (AMU), constituent des accélérateurs du rayonnement et de l'attractivité de l'ensemble de notre territoire.
Toutes ces avancées n'auraient jamais pu être concrétisées sans une démarche commune de tous les acteurs: universités, organismes de recherche, collectivités territoriales... La synergie est la clé de la réussite !
La fusion des universités donne l’opportunité de créer un nouveau pôle économie-gestion. La perspective de créer un campus urbain à l’entrée de Marseille, entre l’arrivée de l’autoroute et la gare Saint Charles, est une opportunité à saisir et nous souhaitons faire de cette opération un dossier à étudier et à porter ensemble. Notre volonté est qu'il soit discuté en priorité dans le cadre des négociations du prochain CPER qui débuteront d’ici la fin de l’année.
Ensemble, continuons à relever les défis du monde de demain. La formation ouverte sur le monde professionnel, le rapprochement des universités avec le monde économique, la visibilité de notre potentiel scientifique sur la scène internationale, nécessitent et méritent un engagement commun. Notre région et tous ses habitants ont tout à y gagner. Notre territoire a désormais tous les atouts pour devenir la Capitale des Savoirs du Sud de l'Europe.

Jean-Marie Le Pen, Président du Groupe
Le chômage en PACA atteint des sommets
L’année 2011 a encore été une année noire en matière de chômage.
Au niveau national, la hausse atteint officiellement plus de 225 000 personnes sur un an et 2012 se présente sous des auspices encore plus inquiétants.
La PACA est une des régions les plus touchées par cette explosion du chômage et l’effondrement de l’activité économique.
Malgré ce constat d’échec des politiques nationales comme locales, la présidence du Conseil régional de PACA persiste dans l’erreur en reconduisant en 2012 un certain nombre d’opérations aussi inutiles que couteuses.
L’institution régionale se borne principalement à l’aide à la création d’emplois précaires développés dans le domaine de « l’économie sociale et solidaire », juste destinée à jeter un écran de fumée sur les vrais chiffres du chômage.
Ses initiatives nécessitent des budgets faramineux pour un résultat nul puisque le taux de demandeurs d’emploi ne cesse d’augmenter : +6,7% en 2011, frappant ainsi plus de 365 000 chômeurs officiels (l’équivalent de la ville de Nice !), c'est-à-dire en réalité, sur notre seule région, un demi-million de chômeurs !
Il faut cesser les politiques démagogiques, coûteuses et inefficaces et traiter le mal à la racine.
Le groupe Front National et son Président Jean-Marie Le Pen rappellent une fois de plus que la réduction du chômage passe nécessairement par la protection à nos frontières contre les importations issues de pays aux salaires misérables, une ambitieuse politique de réindustrialisation et de soutien aux PME/PMI, premières créatrices d’emploi, et la sortie de l’euro.
Sans ces mesures nationales, les politiques régionales en matière d’emploi ne resteront que poudre aux yeux...