Un tiers des gares équipé en 2017 de portiques de sécurité !

La sécurité dans les transports en commun dont la Région a la compétence est une priorité. L’installation de portiques de sécurité (dits aussi portiques détecteurs de métaux) en gares entrera en œuvre à partir de mai 2017.

 

Un tiers des gares sera équipé sur le modèle suivant :

8 gares à dispositif fixe : Menton, Nice-Riquier, Nice St Augustin, Cagnes/Mer, Les Arcs/Draguignan, Aix Ville, Arles, Avignon Centre

Les 39 autres seront traitées par 9 unités mobiles  (3 agents de sécurité véhiculés et équipés de détecteurs de métaux, de portiques portatifs et d’un kit de communication/gestion du flux).

Ce déploiement progressif prévoit le contrôle 7j/7 des 8 grandes gares régionales. Les 39 autres gares seront contrôlées de manière aléatoire, prioritairement en heures de pointe (matin ou soir) par des équipes mobiles équipées de portiques démontables (une première en France) qui peuvent être déployés en une dizaine de de minute dans les gares choisies.

 

Création d’une police régionale composée de 200 agents

Face aux actes de délinquance et au contexte terroriste, la Région a souhaité renforcer la sûreté sur son réseau ferroviaire, notamment par un accroissement sans précédent des effectifs de police ferroviaire (SUGE).

Ainsi, la Région a créé six Equipes Mobiles d’Intervention (EMI). Comptant au total 100 agents, ces équipes sont composées pour 60 % d’agents SNCF redéployés, et pour 40 % par d’agents SUGE dont l’embauche par la SNCF est financée en intégralité par la Région. Le programme opérationnel de ces 40 emplois prévoit une présence annuelle de 40 000 heures/an supplémentaires, dont 18 000 à bord, et le reste en gare.

Par ailleurs, en juillet 2016, la Région a souhaité un second renforcement de police ferroviaire, en finançant 40 nouveaux emplois SUGE, dont le déploiement est prévu à partir de l’été 2017.

Au total, ce sont 80 nouveaux agents SUGE qui sont financés par la Région, venant en appui des 25 préexistants, soit presqu’un quadruplement des effectifs de police ferroviaire intervenant sur le réseau TER, sans compter par ailleurs, les effectifs de police ferroviaire, également présents en Provence-Alpes-Côte-D’azur et intervenant pour le compte d’autres transporteurs ferroviaires (Voyages…) et de Gares & Connexions.

 

Déploiement de la vidéo-protection

Dans la poursuite des dispositifs déjà mis en œuvre, et afin d’assurer la sécurité d’un maximum de personnes, la Région a développé l’équipement des gares en vidéo-protection.

Ce sont 14 nouvelles gares dont l’équipement a été prévu, afin de couvrir, avec celle déjà dotées de caméras, 80 % du trafic voyageurs.

Pour le visionnage de ces images, la Région a participé au financement de l’aménagement de deux centres de vidéo-protection dans les gares de Marseille-Saint-Charles et Nice-Ville, ainsi qu’à la régénération des caméras et au report d’images de plusieurs gares.

 

Gratuité sur le réseau régional pour les forces de l’ordre

La Région a approuvé en juin 2016 le principe de la gratuité pour les policiers, gendarmes, douaniers et pompiers dans les transports régionaux, applicable au 1er octobre 2016, dans le cadre de leurs déplacements domicile-travail. A l’automne 2016 ce dispositif a été étendu aux agents opérationnels de l’administration pénitentiaire et aux EMAS.

Les ayants droits sont les forces de l’ordre et de secours, hors personnel administratif, qui représentent environ 77 000 personnes en Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. En incitant le personnel actif des forces de l’ordre à prendre le train pour leurs trajets domicile travail, l’objectif est renforcer la présence de ces professionnels de sûreté dans nos trains et nos gares.

Les agents concernés doivent présenter aux guichets des réseaux choisis une carte professionnelle et une attestation de leur employeur. Un titre est alors délivré directement sans aucun paiement, qu’il convient de présenter avec une carte professionnel en cas de contrôle.

Concernant les TER, depuis le 1er octobre 2016 jusqu’à début février 2017, 1342 Pass ont été délivrés aux agents des forces de l’ordre.

 

Innovation : 3 pôles de compétitivité impliqués dans la sécurisation des accès

La Région a attribué à un groupement de trois pôles de compétitivité (Pôle SAFE, spécialisé dans la Sécurité au sens large, Pôle SCS travaillant sur les solutions communicantes sécurisées, et le pôle Optitec, qui intervient notamment dans le domaine de l’imagerie intelligente) une étude relative à des dispositifs innovants de sécurisation des accès aux gares (sureté), ainsi qu’aux quais (anti-fraude).
Cette étude se décompose en :

 

  • une première phase d’analyse de la vulnérabilité des gares régionales, en fonction de leur typologie, ainsi que de benchmark des solutions existantes en France comme à l’étranger pour sécuriser l’accès à différents lieux (gares, aéroports, ou autres lieux à risque…) ;

  • une deuxième phase visant à définir des scénarios de déploiement dans les gares de la Région, s’appuyant sur le bilan de la première phase ;

  • enfin une troisième phase, optionnelle, serait consacrée à l’élaboration d’un cahier des charges spécifique en vue d’une industrialisation du dispositif retenu.

Pour renforcer la sûreté dans les transports, la Région associe les acteurs économiques locaux et encourage la recherche-développement dans la mise au point de solutions innovantes.

 

Poursuite du dispositif de prévention des comportements incivils

En juillet 2016 la Région a prolongé pour deux ans ce dispositif de prévention. Celui-ci recouvre 40 emplois de médiateurs ou d’éducateurs spécialisés, déployés dans les gares et trains de zones dites sensibles. Ce dispositif permet d’intégrer de manière transversale les objectifs de la Région en matière de formation professionnelle puisque 24 de ces médiateurs sont en apprentissage.

A titre de bilan, sur l’année 2016 ce dispositif a représenté :

 

  • 18 700 heures de présence sur les gares et dans les trains ; -          19 000 trains accompagnés ;

  • 30 000 interventions, dont 10 000 traitements d’incivilités, 6 500 informations ferroviaires (risques ferroviaires, fraude, …) et près 500 gestions de conflits entre jeunes et usagers ;

  • 1 200 jeunes impliqués dans actions de sensibilisation et/ou insertion sociale.

Par ailleurs, ces associations conduisent également des actions d’embellissement des emprises ferroviaires, notamment par des chantiers d’insertion (par exemple fresque murale en gare) avec des jeunes issus des quartiers entourant la gare en question.